Je viens de reprendre mes travaux sur le projet de "nudité élémentaire"... j'ai pris le temps d'y réfléchir, et j'y ajoute de nouvelles
images de jour en jour.
Je vous en dévoile une avant les autres, en vous donnant une esquisse de ma pensée sur ce vaste projet.
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Le temps est un artiste, la nature son modèle.
Les énergies climatiques sont ses instruments, les éléments ses matières.
Jours et nuits, son oeuvre reste sur le travail, à jamais inachevée, et pourtant déjà parfaite...
L'homme s'y dessine en tout petit, par endroits.
L'homme y dessine aussi, de traits maladroits.
L'homme lui témoigne son admiration, et il l'envie.
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LA NUDITE ELEMENTAIRE.
DE L’ETAT DE NATURE A LA CULTURE, DE LA MATIERE AU SENTIMENT.
Dans mes dernières réalisations j’ai voulu souligner l’œuvre tellurique du temps. Je lui ai confié un corps de femme, dans sa représentation la plus
simple, en considérant sa nudité comme une vérité, son sens le plus ancien.
Cette collection d’image est une déclaration d’admiration, pour la nature, modèle du temps.
J’ai essayé de donner ma vision de l’humanité dans son rapport avec la nature, en opposition avec son existence sociale et culturelle
Dans ce mode de réflexion j’ai accordé le privilège aux formes plutôt qu’au regard. Le geste est devenu langage, et le corps entier le siège de la
pensée.
Les poses choisies représentent en toute logique des caractères instinctifs et spontanés, liées au besoin plus qu’au désir, où la séduction laisse la
place aux postures innées.
Parce qu’aucune matière n’existe sans sa référence au vide, cet espace dans lequel le sujet se révèle. Le vide dans l’environnement crée la présence,
et dans la pensée un sentiment.
Je recherche l’harmonie dans les rapports entre la plénitude et le vide. L’espace et les matières jouent alors un rôle plus important que le sujet
lui-même, pour finalement le mettre en évidence. Le corps devient tour à tour, un détail de son environnement et l’environnement de ses détails.
Je l’ai inscrit dans des paysages, comme une inclusion organique dans le monde minéral. C’est une manière d’introduire une forme de pensée dans cet
équilibre, et de faire l’analogie avec la dualité du corps et de l’esprit.
Le monde est vaste, et il est disposé à m’offrir ses paysages. Ma démarche de composition de la femme dans sa beauté animale et de ces territoires
façonnés par le temps, semble illimitée.
Je suis à l'ouvrage depuis déjà quelques années, je remercie Caroline pour sa complicité et sa patience...
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